dimanche 12 avril 2009

Les premiers pas

Lao Tseu affirme que chaque voyage, même les plus grands, commence par un premier pas.

Bientôt, je pourrai lancer cet apophtegme, mais je ne suis pas certain de pouvoir déterminer le moment avec exactitude ? Apprendre à marcher prend du temps et ce n'est pas comme de battre un record un jour J à l'heure H : c'est progressif. D'abord, tu as lèvé les jambes comme un garde de l'armée rouge, incapable de tenir l'équilibre. Ensuite, tu as appris à marcher suspendu par les bras et puis tu t'est levé en t'agrippant au barreau de ton lit, au canapé, au bas de nos pantalon, tu a marché d'une seule main et nous guettons le moment où tu enchaineras trois pas sans le soutien de personne.

L'heure de l'envol approche, mais comme les oisillons dans leur nid douillet, tu doutes au moment de tenter le grand saut. Cramponné à une chaise, tu considères le vide qui bée devant toi et réfléchis aux conséquences de commettre les trois pas fatidiques. Tu pèses le pour et le contre et conclues pour l'instant que les bras de maman sont plus confortables : tu continues de ramper et te réfugies en riant sous las table de la salle à manger. Tes bosses quotidiennes prouvent qu'il n'est pas nécessaire de rajouter du risque à tes aventures. Et puis, il y a encore beauoup à étudier au ras du sol. Comme mes pantoufles dont tu goûte une millième fois la semelles, comme les tiroirs de la cuisine que tu n'a pas encore exploré à fond, comme les poil qui déborde de mon T-shirt – les as tu tous déjà tirés ? Comme les boutons de la chaîne hifi – les as-tu tous pressés ?
Mais d'un autre côté, lorsque nous t'emmenons sur la balançoire, tu découvres un nouveau monde très intéressant, où une multitudes d'expériences deviennent possibles. Demandant à monter plus haut, tu regardes envieux les autre enfants qui courrent partout et escaladent le château fort en bois en hurlant de plaisir. Finalement, tout ce qui est dangereux est intéressant. Il faut donc se résoudre et s'élancer...