lundi 19 novembre 2007
dimanche 18 novembre 2007
Sous le signe du bélier
Tu découvriras le monde à la saison que je préfère, tu as bien choisi ta période. Passées les premières heures aveuglantes, en même temps que tu apprendras l'alternance du jour et de la nuit, la première couleur que tu connaitras sera vraisemblablement le vert. Dans ton placenta, cette couleur n'existait pas. Les bébés, dit-on, ont l'odorat plus développé que celui des adultes, tu sentiras donc le parfum de fleurs et tu éternueras à cause des orgies de pollens. Avec de la chance, le pétrole sera si cher que peu de voitures circuleront. Les premières mesures de la vie passent sans qu'on y comprenne rien, mais sur ton cerveau en blanc, s'imprimera d'abord le bleu du ciel et le gazouilli des oiseaux. Sous un torrent de lumière, nous irons tous les trois en promenade sous les platanes qui bordent la Garonne et nous serons une famille...
Sous le signe du bélier : tu naîtras au début printemps. J'ai mépriser ces auspices lorsque je suis en société, le présage semble si agréable que j'ai décidé d'y croire. Signe de feu et de l'affrontement. Le bélier relève les défis et fonce tête baissé. L'horoscope te prévoit capricieux et impétueux, en un mot terrible : C'est parfait ! J'ai trop tendance à m'ennuyer pour ne pas apprécier qu'un fauteur de trouble s'invite chez nous pour ses œuvres. Et j'ai bon espoir que l'encroûtement fatal sera quelques peu retardé par tes frasques. À ce qu'il paraît, les enfants sont aussi doués pour la clownerie que pour la netteté dans le jugement, la routine ne nous menacera plus. J'espère que dans ton sommeil tranquille tu fomentes une révolution digne de ce nom et que, comme les giboulées de Mars, tu arriveras à chambouler le climat bien tempéré de nos vies. D'ailleurs, le climat n'a-t-il pas déjà commencé à se dérégler ?
Sous le signe du bélier : tu naîtras au début printemps. J'ai mépriser ces auspices lorsque je suis en société, le présage semble si agréable que j'ai décidé d'y croire. Signe de feu et de l'affrontement. Le bélier relève les défis et fonce tête baissé. L'horoscope te prévoit capricieux et impétueux, en un mot terrible : C'est parfait ! J'ai trop tendance à m'ennuyer pour ne pas apprécier qu'un fauteur de trouble s'invite chez nous pour ses œuvres. Et j'ai bon espoir que l'encroûtement fatal sera quelques peu retardé par tes frasques. À ce qu'il paraît, les enfants sont aussi doués pour la clownerie que pour la netteté dans le jugement, la routine ne nous menacera plus. J'espère que dans ton sommeil tranquille tu fomentes une révolution digne de ce nom et que, comme les giboulées de Mars, tu arriveras à chambouler le climat bien tempéré de nos vies. D'ailleurs, le climat n'a-t-il pas déjà commencé à se dérégler ?
vendredi 16 novembre 2007
Mise en scène
A l'affût d'une nouveauté, je t'ai senti bouger pour la première fois mardi dernier. Tu t'es signalé par un coup de pied à travers le ventre de Cristina. À l'intérieur, tu découvrais qu'en poussant un peux les murs il te serait possible de faire un peu d'exercice. Ces quelques mouvements t'auront certainement épuisé, puisque tu te tiens tranquille depuis ton exploit, Cristina, par solidarité, dort énormément. Tu à asservi son coprs à ta personne, son ventre grossit. Chaque fois que je le regarde, il me semble qu'elle est plus enflée, mangeant beaucoup plus qu'à son habitude, je devines que tu as pris le commandement de son appétit. Sa voracité la rend méconnaissable, presque prédatrice, je crois qu'elle serait même devenue capable d'avaler un steak saignant et ses yeux s'allument pour un fromage coulant, pour un carré de chocolat.
Son brutal changement de régime a également des répercussion sur mon estomac, tenté par l'abondance de sa cuisine, quelques kilos en plus ont rendu certains de mes pantalons trop petit, j'ai dû desserrer la ceinture pour laisser se développer la courbe du bonheur – ainsi que l'appelle Cristina La vie continue douillettement pendant ton développement. Et dans l'expectative, nous attendons comme une nouvelle sensationnelle la future révélation de ton sexe. A ce jeu là, les paris n'ont pas été timide, curieusement, tout le monde t'a pronostiqué un garçon. Moi et Crisitina en sommes également convaincu, bien que nous essayons de ne pas nous faire d'idée anticipée.
Qu'importe ! les jeux sont faits depuis bien longtemps, mais la semaine prochaine nous serons fixés.
Nous pourrons ainsi t'appeler par ton prénom faute de plus, peut-être nous entendras-tu : les médecins affirment que les bébés sont capables de percevoir les sons dès le troisième mois.
Ainsi, petit à petit, nous construisons notre histoire, à défaut d'une relation. J'organise une mise en scène, qui puisse nous faire patienter les longs mois qui nous séparent de l'accouchement. En ayant toujours désiré un enfant, je me le figurait comme de recevoir un cadeau de Noël, un bonheur pur et surtout immédiat. Pourtant, en allant vers la concrétisation, je m'aperçois que rien de spectaculaire n'est en train de se produire, ce n'est guère qu'une histoire qui se poursuit, des liens qui se nouent, une tapisserie qui ce dessine patiemment, mais ce n'est pas comme dans les films brillants où succèdent le rire et des larmes et où l'on a gommé tous les longs instants, dans la vie réelle, il n'existe pas de petite musique pour accentuer et dramatiser le moment sentimental où l'on sort le mouchoir. Alors, pour combler ce manque de mise-en-scène, j'ai organisé ton premier contact avec la musique comme un moment historique. Quand ton cerveau sera en mesure d'analyser les sons, tu écoutera donc Mozart en premier, une introduction joyeuse et fleuri au monde. Quoique sans doute ridicule, j'attache une réelle importance à ce symbole.
Son brutal changement de régime a également des répercussion sur mon estomac, tenté par l'abondance de sa cuisine, quelques kilos en plus ont rendu certains de mes pantalons trop petit, j'ai dû desserrer la ceinture pour laisser se développer la courbe du bonheur – ainsi que l'appelle Cristina La vie continue douillettement pendant ton développement. Et dans l'expectative, nous attendons comme une nouvelle sensationnelle la future révélation de ton sexe. A ce jeu là, les paris n'ont pas été timide, curieusement, tout le monde t'a pronostiqué un garçon. Moi et Crisitina en sommes également convaincu, bien que nous essayons de ne pas nous faire d'idée anticipée.
Qu'importe ! les jeux sont faits depuis bien longtemps, mais la semaine prochaine nous serons fixés.
Nous pourrons ainsi t'appeler par ton prénom faute de plus, peut-être nous entendras-tu : les médecins affirment que les bébés sont capables de percevoir les sons dès le troisième mois.
Ainsi, petit à petit, nous construisons notre histoire, à défaut d'une relation. J'organise une mise en scène, qui puisse nous faire patienter les longs mois qui nous séparent de l'accouchement. En ayant toujours désiré un enfant, je me le figurait comme de recevoir un cadeau de Noël, un bonheur pur et surtout immédiat. Pourtant, en allant vers la concrétisation, je m'aperçois que rien de spectaculaire n'est en train de se produire, ce n'est guère qu'une histoire qui se poursuit, des liens qui se nouent, une tapisserie qui ce dessine patiemment, mais ce n'est pas comme dans les films brillants où succèdent le rire et des larmes et où l'on a gommé tous les longs instants, dans la vie réelle, il n'existe pas de petite musique pour accentuer et dramatiser le moment sentimental où l'on sort le mouchoir. Alors, pour combler ce manque de mise-en-scène, j'ai organisé ton premier contact avec la musique comme un moment historique. Quand ton cerveau sera en mesure d'analyser les sons, tu écoutera donc Mozart en premier, une introduction joyeuse et fleuri au monde. Quoique sans doute ridicule, j'attache une réelle importance à ce symbole.
dimanche 11 novembre 2007
Les Oncles
Le panorama familial ne serait pas complet s'il ne figurait pas les oncles et les tantes aux côtés de la stricte ascendance. Dans ton cas la typologie est très simple, du côté de ta mère, tu n'as que des tantes, et du côté de ton père il n'y a que des oncles : une maison de poupées en Espagne, et une équipe de bagarreur en France. Outre le fait qu'ils partagent une partie de tes gênes, je crois que s'il n'avaient pas été là, je ne serais tout simplement pas celui que tu connais. Mes souvenirs d'enfance, toujours heureux, sont sans doute le mettre au crédit de la joyeuse ambiance sans temps morts. Le quotidien plein d'émulation nous permis de ne jamais nous ennuyer. Sans doute, ma mère affirmerait qu'il existe quelques désavantage à élever une telle couvée.
La bagarre, autrement nommée bastos, était l'activité favorite et principale des enfants de la famille Soullard. Les chamailleries, les guerre de grimace et provocations en tout genre, les coup de pieds, cou de main constituaient le lot quotidien de ma mère. Ces conflits incessants, qu'elle devaient arbitrer, représentaient pour nous un simple un moyen de communications. Quoi de plus chaleureux, de plus impliqués, de plus pénétrant qu'un bon marron dans la gueule ?
Il y eu certes une époque assez tendre, dans nos très jeune années, où nous nous embrassions, et acceptions, pour faire plaisir au photographe, de prendre la pause en souriant. Cependant, dès que nous fûmes en âge de compter les billes et d'estimer précisément de ce que contenait l'assiette du voisin, il ne fut plus question de ces tendres effusions, nous exprimant dans un langage plus corporel. Les seules période de trêves se produisaient lorsque nous regardions la télé en mangeant de céréales soufflés et des tartines de Nutella, quoique parfois, il y eu aussi des batailles pour savoir qui en aurait le plus.
Pour comprendre les rôle de chacun, rappelons que j'étais l'aîné, Etienne était le cadet, Guillaume, le dernier. A partir de ce simple ordre, n'importe quel psychiatre de de comptoir saura se faire une idée sur le caractère de chacun. Après celui qui ouvre la voie (C'est moi et je ne développerais pas pour cette raison), celui qui l'emprunte une deuxième fois gagne les facilités mais pas le prestige des explorateurs, et pour conclure il faut une voiture balai capable d'amuser les foules et les séduire.
En règle générales, la tolérance des parents à l'égard des bêtises des enfant va croissante au fur et à mesure de leur expérience et dans notre cas, la loi s'est bien vérifiée. Au cours de notre scolarité, le nombre de retenues à faire signer au parents n'eurent de cesse de croître. Guillaume, recordman dans l'absolu absolu, était devenu la bête noire de la directrice du collège Saint Joseph et parvint même à n'avoir plus suffisamment de mercredi après midi libres pour purger sa peine.
Au sein des trois garnement, je n'ai peut-être pas eu le rôle le plus drôle de cette pièce comique. Mes parents, comme de nombreux parents, souhaitaient que je réussissent et m'ont transmis un modèle de réussite assez étroit. Comme j'avais le goût des études et je trouvais mon bonheur dans les livres, je me suis conformé de bonne grâce à ce dessein prémaché. Assez orgueilleux, j'étais exigeant avec les autres, mais je fuyais la compétition, moraliste mon royaume ne s'étendait guère en dehors des limites de territoires connus, c'est à dire mes frère et mes parents, appliquant aux autres les lois sévères de ma morale et de mon jugement.
Déjà tout petit, Etienne faisait beaucoup de bruit. Pour ses premier pas, il marchait tel John Wayne en basculant son corps lourdement de droite à gauche. Il passait pour un gros dur et se battait souvent à l'école, il était pourtant sensible et attirait l'attention parce qu'il avait besoin d'être cajolé. Etienne était colérique, il ne reste maintenant plus rien de ceci, mais pendant l'adolescence, ses crises atteignaient parfois un paroxysme rare, effrayant pour quelqu'un extérieur à la famille, il hurlait et tapait contre les murs. Dans le mouvement, il était peu réfléchi, sa carrure qui le disposait naturellement à l'affrontement en fit un champion de Judo, il se rendait au compétitions et s'est constitué un trésor de médaille.
Le cadet doit gagner sa place au soleil en rognant sur l'ombre de son prédécesseur, aussi il était important pour lui de tracer sa propre voie. Or, mes parents n'avait apparemment qu'un seul modèle de réussite positif, ils voulaient nous offrir le meilleur, et quand bien même nous n'étions pas de véritable bourgeois, nous avons bénéficié des largesses qu'offre une telle éducation. Dès 1987, il y eu un piano à la maison, nous avons ainsi pu pratiquer à la maison les cours de musique que nous avions à l'école, afin d'avoir une ouverture la plus large possible, nous avions également des activités sportives, et des livres à chaque Noël etc. En revanche, nous n'avions pas de console de jeu vidéo.
Après avoir suivi des cours de piano comme nous tous, Etienne ne tarda pas à se trouver une autre voie, une seconde voie : La guitare. Et puis, il s'est mit à écouter du Hard-Rock. Il écoutait Metallica et apprenait par coeur les solos de de guitar-hero qu'il jouait avec son copain Vincent. Ce n'est que lorsqu'il devint complètement libéré de la pression familiale, qu'il pu véritablement suivre sa voie et mettre en pratique ce que lui avaient toujours garanti mes parents : « Quand tu aura ton diplôme d'ingénieur, tu feras ce que tu voudras. »
Guillaume en revanche, avait un style plus simple et tout à fait décomplexé, ne cherchant pas à marquer sa différence, il écoutait de la musique Disco et désirait avant tout avoir des vêtement de marque. En bon petit dernier, Guillaume semblait se foutre de tout, avec une royale nonchalance il endurait sa mauvaise réputation, il supportait avec un stoïcisme impressionnant les remontrances de ma mère qui cherchait désespérément à l'extraire de sa condition de cancre. C'est ainsi qu'une fois, se faisant reprocher son carnet de note médiocre, il dit à ma mère : «Je ne suis pas le plus nul en sport » Cet aplomb, cet optimisme indéfectible sont peut être meilleur résumé qu'on puisse faire de Guillaume. Le véritable savoir faire de Guillaume était la séduction et ne s'est en effet pas développé à l'école. Manipulateur inné, c'est selon son public qu'il se découvrait en ange où démon. Jeunes, vieux et femmes, il échoua néanmoins lorsqu'il du séduire le surveillant général du collège et la directrice.
Il est presque tentant de penser qu'il n'existe plus rien de commun entre le joueur d'échec qu'il est devenu et l'hédoniste parfait de son enfance. Le fil conducteur existe pourtant, sa principale force étant de ne jamais abandonner son jugement aux autres. Comme il le dira si fièrement, une fois sorti du chaudron parental « Les autres ont douté de moi, mais jamais je n'ai douté de moi »
Etienne et Guillaume malgré leur écart d'âge plus important sont restés très liés. Compagnons de bagarre insatiables, à peu près chaque soir, Etienne se rendait dans la chambre de Guillaume pour lui chercher des noises, lui déchirant ses papier, venant lui péter dessus, il ne s'arrêtait que lorsque Guillaume prenais le parti d'enrager et de le poursuivre. Guillaume, qui se savait faible, avait intégré qu'il lui était nécessaire d'avoir la protection de mes parents, aussi usait-il du rapportage, ce qui faisait enrager Etienne.
La bagarre, autrement nommée bastos, était l'activité favorite et principale des enfants de la famille Soullard. Les chamailleries, les guerre de grimace et provocations en tout genre, les coup de pieds, cou de main constituaient le lot quotidien de ma mère. Ces conflits incessants, qu'elle devaient arbitrer, représentaient pour nous un simple un moyen de communications. Quoi de plus chaleureux, de plus impliqués, de plus pénétrant qu'un bon marron dans la gueule ?
Il y eu certes une époque assez tendre, dans nos très jeune années, où nous nous embrassions, et acceptions, pour faire plaisir au photographe, de prendre la pause en souriant. Cependant, dès que nous fûmes en âge de compter les billes et d'estimer précisément de ce que contenait l'assiette du voisin, il ne fut plus question de ces tendres effusions, nous exprimant dans un langage plus corporel. Les seules période de trêves se produisaient lorsque nous regardions la télé en mangeant de céréales soufflés et des tartines de Nutella, quoique parfois, il y eu aussi des batailles pour savoir qui en aurait le plus.
Pour comprendre les rôle de chacun, rappelons que j'étais l'aîné, Etienne était le cadet, Guillaume, le dernier. A partir de ce simple ordre, n'importe quel psychiatre de de comptoir saura se faire une idée sur le caractère de chacun. Après celui qui ouvre la voie (C'est moi et je ne développerais pas pour cette raison), celui qui l'emprunte une deuxième fois gagne les facilités mais pas le prestige des explorateurs, et pour conclure il faut une voiture balai capable d'amuser les foules et les séduire.
En règle générales, la tolérance des parents à l'égard des bêtises des enfant va croissante au fur et à mesure de leur expérience et dans notre cas, la loi s'est bien vérifiée. Au cours de notre scolarité, le nombre de retenues à faire signer au parents n'eurent de cesse de croître. Guillaume, recordman dans l'absolu absolu, était devenu la bête noire de la directrice du collège Saint Joseph et parvint même à n'avoir plus suffisamment de mercredi après midi libres pour purger sa peine.
Au sein des trois garnement, je n'ai peut-être pas eu le rôle le plus drôle de cette pièce comique. Mes parents, comme de nombreux parents, souhaitaient que je réussissent et m'ont transmis un modèle de réussite assez étroit. Comme j'avais le goût des études et je trouvais mon bonheur dans les livres, je me suis conformé de bonne grâce à ce dessein prémaché. Assez orgueilleux, j'étais exigeant avec les autres, mais je fuyais la compétition, moraliste mon royaume ne s'étendait guère en dehors des limites de territoires connus, c'est à dire mes frère et mes parents, appliquant aux autres les lois sévères de ma morale et de mon jugement.
Déjà tout petit, Etienne faisait beaucoup de bruit. Pour ses premier pas, il marchait tel John Wayne en basculant son corps lourdement de droite à gauche. Il passait pour un gros dur et se battait souvent à l'école, il était pourtant sensible et attirait l'attention parce qu'il avait besoin d'être cajolé. Etienne était colérique, il ne reste maintenant plus rien de ceci, mais pendant l'adolescence, ses crises atteignaient parfois un paroxysme rare, effrayant pour quelqu'un extérieur à la famille, il hurlait et tapait contre les murs. Dans le mouvement, il était peu réfléchi, sa carrure qui le disposait naturellement à l'affrontement en fit un champion de Judo, il se rendait au compétitions et s'est constitué un trésor de médaille.
Le cadet doit gagner sa place au soleil en rognant sur l'ombre de son prédécesseur, aussi il était important pour lui de tracer sa propre voie. Or, mes parents n'avait apparemment qu'un seul modèle de réussite positif, ils voulaient nous offrir le meilleur, et quand bien même nous n'étions pas de véritable bourgeois, nous avons bénéficié des largesses qu'offre une telle éducation. Dès 1987, il y eu un piano à la maison, nous avons ainsi pu pratiquer à la maison les cours de musique que nous avions à l'école, afin d'avoir une ouverture la plus large possible, nous avions également des activités sportives, et des livres à chaque Noël etc. En revanche, nous n'avions pas de console de jeu vidéo.
Après avoir suivi des cours de piano comme nous tous, Etienne ne tarda pas à se trouver une autre voie, une seconde voie : La guitare. Et puis, il s'est mit à écouter du Hard-Rock. Il écoutait Metallica et apprenait par coeur les solos de de guitar-hero qu'il jouait avec son copain Vincent. Ce n'est que lorsqu'il devint complètement libéré de la pression familiale, qu'il pu véritablement suivre sa voie et mettre en pratique ce que lui avaient toujours garanti mes parents : « Quand tu aura ton diplôme d'ingénieur, tu feras ce que tu voudras. »
Guillaume en revanche, avait un style plus simple et tout à fait décomplexé, ne cherchant pas à marquer sa différence, il écoutait de la musique Disco et désirait avant tout avoir des vêtement de marque. En bon petit dernier, Guillaume semblait se foutre de tout, avec une royale nonchalance il endurait sa mauvaise réputation, il supportait avec un stoïcisme impressionnant les remontrances de ma mère qui cherchait désespérément à l'extraire de sa condition de cancre. C'est ainsi qu'une fois, se faisant reprocher son carnet de note médiocre, il dit à ma mère : «Je ne suis pas le plus nul en sport » Cet aplomb, cet optimisme indéfectible sont peut être meilleur résumé qu'on puisse faire de Guillaume. Le véritable savoir faire de Guillaume était la séduction et ne s'est en effet pas développé à l'école. Manipulateur inné, c'est selon son public qu'il se découvrait en ange où démon. Jeunes, vieux et femmes, il échoua néanmoins lorsqu'il du séduire le surveillant général du collège et la directrice.
Il est presque tentant de penser qu'il n'existe plus rien de commun entre le joueur d'échec qu'il est devenu et l'hédoniste parfait de son enfance. Le fil conducteur existe pourtant, sa principale force étant de ne jamais abandonner son jugement aux autres. Comme il le dira si fièrement, une fois sorti du chaudron parental « Les autres ont douté de moi, mais jamais je n'ai douté de moi »
Etienne et Guillaume malgré leur écart d'âge plus important sont restés très liés. Compagnons de bagarre insatiables, à peu près chaque soir, Etienne se rendait dans la chambre de Guillaume pour lui chercher des noises, lui déchirant ses papier, venant lui péter dessus, il ne s'arrêtait que lorsque Guillaume prenais le parti d'enrager et de le poursuivre. Guillaume, qui se savait faible, avait intégré qu'il lui était nécessaire d'avoir la protection de mes parents, aussi usait-il du rapportage, ce qui faisait enrager Etienne.
dimanche 4 novembre 2007
Comme il est dur de vieillir !
À force d'être si tranquille, à force d'endormir mon esprit à des considérations trop futiles comme, par exemple, la couleur du papier peint de ta chambre, je crains de m'enliser dans le confort. J'ai peur de sombrer, et consacrer ma vie à relier entre eux des points numérotés 1. voyages, 2. maison, 3, mariage, 4. enfants, comme dans ces jeux pour enfants peu inspirés.
En me levant ce matin, j'ai eu une fièvre d'adolescent. J'ai pensé que rien ne sera plus jamais comme avant avec toi. Alors, j'ai crié « Mort aux cons » d'une voie sincère et ça m'a soulagé. La fatalité du bonheur est terrorisante pour celui qui fuit les autoroutes. Si je ne suis destiné qu'à jouir des bonheurs universels, autant me dire maintenant les bénédicités : je serai plus vite arrivé.
Le plaisir coupable de la calomnie des masses laborieuses ne se dément pas... Je préfère, en tout état de cause, être le persécuteur du « prêt-à-penser » plutôt qu'un autre agneau. L'opinion de la masse n'a pas besoin de se défendre, car elle est, comme la lie, ce qui reste quand rien ne s'agite plus. Qu'on l'insulte, la lacère, la roule dans d'infects venins, la pensée populaire est immortelle, elle retombe toujours au fond après un certain temps. Alors, soyons clair, IKEA ne vaudra jamais que pour les cons, les gens trop préoccupés de s'acheter une maison sont des brutes illettrées avec si peu d'imagination qu'elles emploient leur existence à reproduire page de magazine d'ameublement. Plutôt mourir que de m'acheter une cuisine, c'est trop médiocre. La rébellion constituera toujours une meilleure philosophie. Tiens-toi le pour dis !
J'ai de moins en moins envie de m'acheter l'appartement. D'abord, le bruit de la rue qui passe au bas de l'immeuble est antimusical. Ensuite, l'idée d'être lié à mes débiteurs durant cinq années n'est pas de mon goût. Enfin, les travaux à faire, les promenades à Leroy-Merlin le samedi après midi et patati et patata... Je n'aime pas qu'on touche à ma liberté. Cette fois pourtant, j'avance à la volonté, je m'enfonce des aiguilles dans le corps afin de tenir encore un peu les yeux ouverts devant les banquiers marchands de sommeil, je m'accroche pour qu'ils me donnent le sésame et me disent enfin : « Signez ici monsieur ». Coûte que coûte, je me fais violence. Cristina sera contente. Choisir en connaissance de cause de devenir esclave est la noblesse des sages.
Maudits banquiers, maudits propriétaires ! Vous m'avez eu ! Vae Victis...
En me levant ce matin, j'ai eu une fièvre d'adolescent. J'ai pensé que rien ne sera plus jamais comme avant avec toi. Alors, j'ai crié « Mort aux cons » d'une voie sincère et ça m'a soulagé. La fatalité du bonheur est terrorisante pour celui qui fuit les autoroutes. Si je ne suis destiné qu'à jouir des bonheurs universels, autant me dire maintenant les bénédicités : je serai plus vite arrivé.
Le plaisir coupable de la calomnie des masses laborieuses ne se dément pas... Je préfère, en tout état de cause, être le persécuteur du « prêt-à-penser » plutôt qu'un autre agneau. L'opinion de la masse n'a pas besoin de se défendre, car elle est, comme la lie, ce qui reste quand rien ne s'agite plus. Qu'on l'insulte, la lacère, la roule dans d'infects venins, la pensée populaire est immortelle, elle retombe toujours au fond après un certain temps. Alors, soyons clair, IKEA ne vaudra jamais que pour les cons, les gens trop préoccupés de s'acheter une maison sont des brutes illettrées avec si peu d'imagination qu'elles emploient leur existence à reproduire page de magazine d'ameublement. Plutôt mourir que de m'acheter une cuisine, c'est trop médiocre. La rébellion constituera toujours une meilleure philosophie. Tiens-toi le pour dis !
J'ai de moins en moins envie de m'acheter l'appartement. D'abord, le bruit de la rue qui passe au bas de l'immeuble est antimusical. Ensuite, l'idée d'être lié à mes débiteurs durant cinq années n'est pas de mon goût. Enfin, les travaux à faire, les promenades à Leroy-Merlin le samedi après midi et patati et patata... Je n'aime pas qu'on touche à ma liberté. Cette fois pourtant, j'avance à la volonté, je m'enfonce des aiguilles dans le corps afin de tenir encore un peu les yeux ouverts devant les banquiers marchands de sommeil, je m'accroche pour qu'ils me donnent le sésame et me disent enfin : « Signez ici monsieur ». Coûte que coûte, je me fais violence. Cristina sera contente. Choisir en connaissance de cause de devenir esclave est la noblesse des sages.
Maudits banquiers, maudits propriétaires ! Vous m'avez eu ! Vae Victis...
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