Le bain de César
lundi 24 mars 2008
jeudi 20 mars 2008
Personae non grata
J'ai salué ton impartialité, ta fraîcheur, ton âme en blanc, ton innocence. Lorsque je suis venu te voir un soir à la maternité et que tu ne m'a pas reconnu puisque bien sur tu n'avais que trois jours, j'ai accusé le coup. Forcément, étant de ces personnes qui réfléchissent trop et qui élaborent trop de belles théories sur l'amour, l'éducation, le dialogue. Ta spontanéité m'a dérangée. D'abord tu ne reconnais personne et tu pleure comme un démon à toute heure du jour et de la nuit.
Il faut premièrement vaincre la fatigue et te supporter, quand les crises te prennent, tu es à peu près aussi agréable à entendre qu'un chat qu'on étrangle. Et puis il faut analyser tes expressions, entre le pipi, le caca, le manque de chaleur, la peur d'être seul, tu ne dispose que d'un seul cri pour t'exprimer. Je connais déjà le cri de la nuit qui avant la nuit, c'est un cri progressif qui montre rapidement jusqu'à devenir de l'époumonage radical, il diminue tout aussi rapidement, c'est la fatigue qui te couche.
Ce cri est le plus désespérant, car il n'existe aucun remède à celui là. Il épuise ta mère, elle ne le supporte pas. La seule manière que j'ai trouvée de le supporter est de m'éloigner un peu, mais la nuit, je ne peux pas m'éloigner et ta mère résiste difficilement à l'envie de te prendre dans ses bras pour te consoler, ce n'est pourtant qu'un atermoiement.
Le cri de la faim est beaucoup plus progressif et se console facilement. La caca et le pipi se détectent surtout avec le nez, mais il possèdent également une traduction confuse sous forme de cris.
Un jour où l'autre on finira par tomber de sommeil et nous dormirons vraiment, quand toutes les énérgie sont consommé et on tombera dans les bras de Morphée comme on s'évanouit. Il n'est pas tenable de se rendre solidaire de chacune de tes douleurs. Sorti du ventre de ta mère, tu pourras être libre, mais en échange, tu devras supporter toi même tes douleurs.
Je crois que c'est à ce moment que l'on réalise vraiment, ce que c'est d'être parent. L'articulation majeure d'une vie au moment où l'on se dit qu'on ne peu plus être totalement insouciant.
Cristina ne dors plus que d'un sommeil léger, elle voudrais te soulager, désespérément, tes cris la désespère, lorsqu'y comprend rien. Elle te demande souvent... Que pasa Cesar, que pasa ? Un pipi, un caca, un pied froid... mais tu cries de plus belle. A l'âge de raison, on associe chaque effet à une cause, et puis là surgis de nulle part, il faut renoncer à cet édifice de sagesse. Je comprends finalement ce dont on m'avais prévenu après l'accouchement : Le baby blues. Cette chose m'arrive aussi.
Il faut premièrement vaincre la fatigue et te supporter, quand les crises te prennent, tu es à peu près aussi agréable à entendre qu'un chat qu'on étrangle. Et puis il faut analyser tes expressions, entre le pipi, le caca, le manque de chaleur, la peur d'être seul, tu ne dispose que d'un seul cri pour t'exprimer. Je connais déjà le cri de la nuit qui avant la nuit, c'est un cri progressif qui montre rapidement jusqu'à devenir de l'époumonage radical, il diminue tout aussi rapidement, c'est la fatigue qui te couche.
Ce cri est le plus désespérant, car il n'existe aucun remède à celui là. Il épuise ta mère, elle ne le supporte pas. La seule manière que j'ai trouvée de le supporter est de m'éloigner un peu, mais la nuit, je ne peux pas m'éloigner et ta mère résiste difficilement à l'envie de te prendre dans ses bras pour te consoler, ce n'est pourtant qu'un atermoiement.
Le cri de la faim est beaucoup plus progressif et se console facilement. La caca et le pipi se détectent surtout avec le nez, mais il possèdent également une traduction confuse sous forme de cris.
Un jour où l'autre on finira par tomber de sommeil et nous dormirons vraiment, quand toutes les énérgie sont consommé et on tombera dans les bras de Morphée comme on s'évanouit. Il n'est pas tenable de se rendre solidaire de chacune de tes douleurs. Sorti du ventre de ta mère, tu pourras être libre, mais en échange, tu devras supporter toi même tes douleurs.
Je crois que c'est à ce moment que l'on réalise vraiment, ce que c'est d'être parent. L'articulation majeure d'une vie au moment où l'on se dit qu'on ne peu plus être totalement insouciant.
Cristina ne dors plus que d'un sommeil léger, elle voudrais te soulager, désespérément, tes cris la désespère, lorsqu'y comprend rien. Elle te demande souvent... Que pasa Cesar, que pasa ? Un pipi, un caca, un pied froid... mais tu cries de plus belle. A l'âge de raison, on associe chaque effet à une cause, et puis là surgis de nulle part, il faut renoncer à cet édifice de sagesse. Je comprends finalement ce dont on m'avais prévenu après l'accouchement : Le baby blues. Cette chose m'arrive aussi.
mercredi 19 mars 2008
lundi 17 mars 2008
Welcome to the real world : 1 +1 =3
Cristina a commencé à perdre les eaux le quinze mars, aux alentours de minuit. C'est pour cette raison qu'elle ne pu pas voir la fin d'un épisode de Columbo. C'est un moment assez angoissant car cela se produit pour la première fois. Au moment de mettre ses affaire dans le sac, elle tremblait de tous ses membres. Nous sommes allé à pied à l'hôpital car il était proche.
J'ai pu maintenir le plus parfait stoïcisme durant l'accouchement. Alors que ta mère souffrait beaucoup, terriblement, j'étais celui qui rassurait et relativisait. Car effectivement, la douleur tellement assommante, donnait l'impression à Cristina qu'elle n'y parviendrait pas, c'est à dire qu'elle ne pourrait pas t'expulser.
Mais au moment, de t'expulser, j'ai craqué, ce n'était pas de voir tout ce sang, non ! Car il est impossible de se préparer à voir sortir quelqu'un, d'un autre quelqu'un. Même si je le savais depuis le début, avant même d'apercevoir ta tête, j'étais affolé à l'idée que CA allait se produire. Je crois bien dans le fond que je n'avais jamais cru cette histoire de bonhomme enfermé dans un ventre et pourtant vivant !
L'équation était simple et défiait les mathématique les plus basiques : 1 + 1 = 3
J'aurais beau étudier longtemps les sciences, je doutes de ne pouvair jamais expliquer cette équation là. Enfin, il ne s'agissait pas de chiffres ! Et Cristina, triomphante d'ajouter triomphante qu'elle me voyait enfin pleurer, et d'en rajouter une bonne louche.
C'est donc ça
Le 16 mars tu es né en même temps que le printemps. Les premiers jours de ton existence, j'étais terriblement fatigué. Pour une raison que je ne parvenais pas à m'expliquer, aucun sommeil ne parvenait à me faire quitter les limbes. Je crois qu'il faut parler de fatigue mentale, une véritable choc qu'il faut vivre pour comprendre.
Contrairement à Cristina, je n'avais pas rêvé de ta naissance et je m'étais gardé de faire quelques anticipation de mon futur état. Mais la réalité me rattrappe et m'éprouve. Je suis dans les nuages, je profite des trois jours qui sont donnés pour l'accouchement pour me débrancher, j'aurais envie que se délient les contingences matérielle et disposer du silence entier pour me concentrer et réaliser.
Je me rendais à la maternité et longeais l'école, j'entendais un bruit de volaille terrbile et quelques voix s'élever au dessus du brouhaha pour traiter une affaire de billes. C'étais comme de découvrir la cité d'Ys. Tout ceci était donc réel. Le ciel bleu, cette cour d'école, ces affaires sérieuse quesont les traité d'alliance avec les copains. Ce ciel très grand et ce Dieu réel.
Et je me prépare à revivre les émotions de la vie quand elle était pure.
Cristina fit sa montée de lait le troisième jour.
J'ai pu maintenir le plus parfait stoïcisme durant l'accouchement. Alors que ta mère souffrait beaucoup, terriblement, j'étais celui qui rassurait et relativisait. Car effectivement, la douleur tellement assommante, donnait l'impression à Cristina qu'elle n'y parviendrait pas, c'est à dire qu'elle ne pourrait pas t'expulser.
Mais au moment, de t'expulser, j'ai craqué, ce n'était pas de voir tout ce sang, non ! Car il est impossible de se préparer à voir sortir quelqu'un, d'un autre quelqu'un. Même si je le savais depuis le début, avant même d'apercevoir ta tête, j'étais affolé à l'idée que CA allait se produire. Je crois bien dans le fond que je n'avais jamais cru cette histoire de bonhomme enfermé dans un ventre et pourtant vivant !
L'équation était simple et défiait les mathématique les plus basiques : 1 + 1 = 3
J'aurais beau étudier longtemps les sciences, je doutes de ne pouvair jamais expliquer cette équation là. Enfin, il ne s'agissait pas de chiffres ! Et Cristina, triomphante d'ajouter triomphante qu'elle me voyait enfin pleurer, et d'en rajouter une bonne louche.
C'est donc ça
Le 16 mars tu es né en même temps que le printemps. Les premiers jours de ton existence, j'étais terriblement fatigué. Pour une raison que je ne parvenais pas à m'expliquer, aucun sommeil ne parvenait à me faire quitter les limbes. Je crois qu'il faut parler de fatigue mentale, une véritable choc qu'il faut vivre pour comprendre.
Contrairement à Cristina, je n'avais pas rêvé de ta naissance et je m'étais gardé de faire quelques anticipation de mon futur état. Mais la réalité me rattrappe et m'éprouve. Je suis dans les nuages, je profite des trois jours qui sont donnés pour l'accouchement pour me débrancher, j'aurais envie que se délient les contingences matérielle et disposer du silence entier pour me concentrer et réaliser.
Je me rendais à la maternité et longeais l'école, j'entendais un bruit de volaille terrbile et quelques voix s'élever au dessus du brouhaha pour traiter une affaire de billes. C'étais comme de découvrir la cité d'Ys. Tout ceci était donc réel. Le ciel bleu, cette cour d'école, ces affaires sérieuse quesont les traité d'alliance avec les copains. Ce ciel très grand et ce Dieu réel.
Et je me prépare à revivre les émotions de la vie quand elle était pure.
Cristina fit sa montée de lait le troisième jour.
vendredi 14 mars 2008
Dernière ligne droite
Une semaine avant ta naissance, tu ne vivais pas encore dans le sens où tu ne disposais pas encore de la liberté de tes mouvements. Tu ne connaissais encore, ni le jour, ni la nuit, tu n'avais aucaun souvenir, mais une mémoire vierge. Je caressais le ventre de Cristina en regardant la télévision en pensant à ceci. Et dire que dans une semaine on nous appelera tes parents : le serons nous jamais. C'est à dire que rien ne va changer essentiellement, c'est juste la vie qui continue. Ainsi, nous abordons ta naissance avec une sérénité qui pourrait presque paraître décevante vue de l'extérieur.
Je ne trépigne pas d'impatience, à l'idée de te connaître, je n'ai même plus peur, car il me semble que l'important ne soit pas de te connaître, mais simplement que tu existes. Tu n'imagines pas à quel point, cela me libère.
Ainsi, je n'ai pas besoin de connaître tous les bonheurs du mone pour être content, il suffis d'imaginé que tu les vivras toi et je suis déjà consolé de mes actes manqués. C'est une impression très étrange : comme si ma liberté orgueilleuse avait fini par reconnaître qu'il n'existe pas de meilleures improvisations que de suivre la partition naturelle. Ainsi, je ne peux plus dire que je cherche le divin puisque je m'y baigne.
Cristina est persuadée que l'accouchement se passera bien , je le crois aussi. J'ai pu craindre ses sautes d'humeur par le passé, mais la grossesse lui réussit bien. j'ai vu des maman aux traits tirés, angoissées, des maman révolutionnée qui suivait une sorte de parcours de combattant militaire en préparation de cette instant. Malgré les soupirs de cette dernière semaines Cristina a été d'un optimiste admirable, je ne l'espérais absolument pas.
Je ne trépigne pas d'impatience, à l'idée de te connaître, je n'ai même plus peur, car il me semble que l'important ne soit pas de te connaître, mais simplement que tu existes. Tu n'imagines pas à quel point, cela me libère.
Ainsi, je n'ai pas besoin de connaître tous les bonheurs du mone pour être content, il suffis d'imaginé que tu les vivras toi et je suis déjà consolé de mes actes manqués. C'est une impression très étrange : comme si ma liberté orgueilleuse avait fini par reconnaître qu'il n'existe pas de meilleures improvisations que de suivre la partition naturelle. Ainsi, je ne peux plus dire que je cherche le divin puisque je m'y baigne.
Cristina est persuadée que l'accouchement se passera bien , je le crois aussi. J'ai pu craindre ses sautes d'humeur par le passé, mais la grossesse lui réussit bien. j'ai vu des maman aux traits tirés, angoissées, des maman révolutionnée qui suivait une sorte de parcours de combattant militaire en préparation de cette instant. Malgré les soupirs de cette dernière semaines Cristina a été d'un optimiste admirable, je ne l'espérais absolument pas.
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