Cristina a commencé à perdre les eaux le quinze mars, aux alentours de minuit. C'est pour cette raison qu'elle ne pu pas voir la fin d'un épisode de Columbo. C'est un moment assez angoissant car cela se produit pour la première fois. Au moment de mettre ses affaire dans le sac, elle tremblait de tous ses membres. Nous sommes allé à pied à l'hôpital car il était proche.
J'ai pu maintenir le plus parfait stoïcisme durant l'accouchement. Alors que ta mère souffrait beaucoup, terriblement, j'étais celui qui rassurait et relativisait. Car effectivement, la douleur tellement assommante, donnait l'impression à Cristina qu'elle n'y parviendrait pas, c'est à dire qu'elle ne pourrait pas t'expulser.
Mais au moment, de t'expulser, j'ai craqué, ce n'était pas de voir tout ce sang, non ! Car il est impossible de se préparer à voir sortir quelqu'un, d'un autre quelqu'un. Même si je le savais depuis le début, avant même d'apercevoir ta tête, j'étais affolé à l'idée que CA allait se produire. Je crois bien dans le fond que je n'avais jamais cru cette histoire de bonhomme enfermé dans un ventre et pourtant vivant !
L'équation était simple et défiait les mathématique les plus basiques : 1 + 1 = 3
J'aurais beau étudier longtemps les sciences, je doutes de ne pouvair jamais expliquer cette équation là. Enfin, il ne s'agissait pas de chiffres ! Et Cristina, triomphante d'ajouter triomphante qu'elle me voyait enfin pleurer, et d'en rajouter une bonne louche.
C'est donc ça
Le 16 mars tu es né en même temps que le printemps. Les premiers jours de ton existence, j'étais terriblement fatigué. Pour une raison que je ne parvenais pas à m'expliquer, aucun sommeil ne parvenait à me faire quitter les limbes. Je crois qu'il faut parler de fatigue mentale, une véritable choc qu'il faut vivre pour comprendre.
Contrairement à Cristina, je n'avais pas rêvé de ta naissance et je m'étais gardé de faire quelques anticipation de mon futur état. Mais la réalité me rattrappe et m'éprouve. Je suis dans les nuages, je profite des trois jours qui sont donnés pour l'accouchement pour me débrancher, j'aurais envie que se délient les contingences matérielle et disposer du silence entier pour me concentrer et réaliser.
Je me rendais à la maternité et longeais l'école, j'entendais un bruit de volaille terrbile et quelques voix s'élever au dessus du brouhaha pour traiter une affaire de billes. C'étais comme de découvrir la cité d'Ys. Tout ceci était donc réel. Le ciel bleu, cette cour d'école, ces affaires sérieuse quesont les traité d'alliance avec les copains. Ce ciel très grand et ce Dieu réel.
Et je me prépare à revivre les émotions de la vie quand elle était pure.
Cristina fit sa montée de lait le troisième jour.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire