samedi 4 octobre 2008

Le meilleur et le pire : mais vite !

Ce sont avant tout des raisons administratives qui nous ont poussé à officialiser notre union. A cause des innombrables fois où nous dûmes présenter des attestations de résidence commune, à cause des tarifs « couple » et de divers caprices administratifs, il a bien fallu que nous nous rangions comme tous les honnêtes gens. Cependant, par esprit de contradiction sans doute, la voie du mariage traditionnel ne nous convenait pas, même si cette voie semblait toute indiquée, nous avions chacun nos arguments à opposer, personnellement, un anticonformisme instinctif me défiait de toute les modes populaires, et pour être précis, je ne m'imaginais pas du tout devoir porter une bague à mon doigt, trop contre mes principe, je voulais laisser doigt à l'état de nature jusqu'à la fin ! Outre ces rébellions peu argumentables, Cristina et moi pensions que l'argent que requiert par ces splendeurs d'un jour devait pouvoir trouver meilleur usage. Enfin, c'est surtout notre situation entre deux pays qui rendit impensable l'organisation d'un mariage orthodoxe. A court terme, nous n'étions pas prêt à nous engager dans une autre aventure, ou alors il aurait fallu réaliser un mariage minimal, mais on voit bien que cela résonne comme un oxymoron. Et c'est ainsi que nous nous avons succombé aux sirènes du « mariage moderne ».

Nous nous sommes PACSé le 1er octobre 2008, soit, en termes non acronymesques, nous avons conclu un pacte civil de solidarité. Trois mois après avoir déposé notre dossier, nous sommes rendus tous les deux au tribunal de grande instance de Toulouse pour signer notre PACS. Comme n'importe quel contrat, il est déposé au greffe et bien qu'il soit légalement équivalent au mariage (à quelques détails près), il est loin d'en posséder la solennité. Nous sommes entrés dans le bureau de la greffière à neuf heures et quart et nous en sortîmes quinze minutes plus tard, le temps d'échanger quelques banalités, César n'a même pas eu le temps de s'impatienter pendant que la greffière s'assurait que tous les papiers avaient été rassemblé. Une fois qu'elle nous eut communiqué notre numéro de PACs et apprit les dernières formalités administratives, c'était déjà fini.

Photo de PACS

Nous retrouvant au bas du bâtiment de si bonne heure, nous étions assez dépités du manque de cérémonie de l'acte. Étions nous vraiment liés pour le meilleur et pour le pire ? Indépendamment de César, qui est sans doute le meilleur lien qui puisse exister entre nous, un peu de faste et de symbolisme aurait été du meilleur effet. Nous sommes demandé un temps s'il fallait célébrer cet événement en prenant un petit café ensemble, mais puisqu'il ne s'en présentait aucun dans les environs immédiats, nous nous sommes séparés comme si de rien n'était, Cristina vers le métro, moi au travail.

Ce n'est que le soir que nous nous avons célébré l'événement, tous les trois sur la terrasse d'un bar, le dernier jours de l'été indien.

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