vendredi 15 février 2008

Les adieux au 31 rue Sainte Lucie

Nous aurons passé de bons moments au trente et un rue Sainte Lucie, mais toute chose qui possède un commencement possède également une fin et cette aventure se termine. Adieu donc, cette liberté d'être jeune. Et cette brutale entrée dans le monde ennuyeux des propriétaire en est presque à me gacher complètement la joie de ta naissance.
Nous avons sorti les cartons et vidés les étagère. Peu à peu, je déserte l'ancienne vie. Je suis arrivé ici avec un simple sac-à-dos, je repars d'ici avec une femme, un bébé... J'ai la sensation de tourner une page importante de ma vie. Tout indique que l'imprévu ne sera plus aussi souvent au menu qu'il ne l'était et cela me rend triste. Plus d'action, plus de tourments mais l'écoulement de tes âges qui heureusement n'entende rien à la rigidification de nos articulations. Les vies de parents, pour heureuses qu'elle soient ont ce je-ne-sais-quoi d'ennuyeux et de outrageusement responsabilisant.
Je comprends mieux cette phobie qu'ont les gens de vieillir et leur passion qu'il ont de mentir alors qu'il s'avancent dans les âges. Je n'ai qu'une envie, elle est égoïste. Envie de dire : encore un peu... continuer un peu de lézarder, mais c'est inélucable, presque une condamnation, un jour où l'autre, il faut bien rentrer dans le rang.
Il est bien dommage que tu ne connaisse pas cet appartement, ou les Dimanches, lorsqu'il fait soleil on se met à rôtir près de la fenêtre et dormir en même temps. L'avenue de Muret, ne laisse présager de rien de si tendre que ces rayons dominical qu'une horde de conducteur, qui pétaradent jour et nuit, la gueule abrutie. Il faudrait pour me consoler qu'il s'étouffent dans leur vomis. Ce serait alors un beau carnage.

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