vendredi 15 février 2008

Monsieur : un bon mot s'il vous plait !

Ca y est, tu n'es plus un point, ni une abstraction. Déjà, nous voyons les premiers changement autour de nous. Les beau parent t'ont emmené pour jusqu'à tes six mois. On t'attend au centre, le cadre est déjà prêt, il ne manque que la photo. Tout ceci se passe dans un parfum de frénétique consommation. A tel point que je pense parfois qu'on te confond avec les produit dont on t'entoure. Non, tu n'est certes pas une crétaion, tu te feras toi même.
En discutant avec des amis, on me dit en substance qu'il était inutile d'aller aussi loin dans mes réflexions. Il est certain pourtant que la philosophie ne peut faire du bien que lorsqu'elle touche là où ça fait mal ! Et face à cette déferlante de : Poussette, vêtements, hochets et tétine en tous genre qu'on voudrait te coller comme un cigare en sortant du ventre de ta mère. Je suis impuissant comme je le serais face au vague de l'océan.
Ceux qui se réalisent sont ceux qui offrent des cadeaux, toi, quel plaisir trouverais tu à ces objet toi qui ne sais rien du monde pas même l'alternance du jour et de la nuit. Les rois mages sont-ils venus que pour fleurir leur histoire ? Je suis un peu dur de penser ceci, mais c'est pourtant la juste mesure pour rétablir l'équilibre.
Je prépare déjà le jour ou tu naitras, il me faudra pour cette occasion trouver une bonne parole, il me faudrait peut-être un bon apophtegme si ce moment est historique.
Comme le chauffeur d'un ministre, il faudrait un mot d'accueil. J'ai pensé à un sobre bienvenue à bord, welcome on board, el comandante te desea un buen vije, benvenutti bambini ! Oui, chauffeur, c'est bien cela, je tiendrait la pancarte alors que tu descendra des nues, disant : C'est moi ton papa, mais à vrai dire tu aura bien d'autre soucis toi qui n'aura jamais respiré d'air, jamais vu la lumière. Quelques paparrazzi t'attendent de pied ferme, espère une réponse à cette insistante question : pour qui vivre ?
Il est prévu que pour tout salaire de toutes nos prévention nous n'auront droit qu'à ta royale indifférence.

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