samedi 5 avril 2008

Philosophie dérivée de cris de bébé

Les girafes tombent à la naissance d'une hauteur de 1,80 m. C'est se qui s'appelle une entrée sonnante et trébuchante dans vie. La condition humaine, permet au nouveau né une approche nettement plus progressive, parce qu'un prédateur ne risque pas de te manger les fesses et parce que nous avons le sens du devoir et que ne sommes pas des barbares, tu peux brailler aussi longtemps et aussi fort que tu le veux, tu ne risques rien. Mais est-ce une bonne chose ? Les gazelles par exemple se tiennent sur leur pattes le jour même de leur naissance et se mettent à courir au bout d'une semaine. Toi, il te faudra patienter plus d'un an avant de mettre un pied devant l'autre tout en ayant l'air d'un balourd, pour le moment tu n'es même pas capable de soutenir ta tête. Et quoique l'espèce humaine soit une des plus futée qui soit -- puisque c'est elle qui a inventé Dieu -- on peut se demander s'il elle doit se vanter de laisser tant de temps d'apprentissage aux enfants. Si j'admets que ta douleur est réelle quand tu cries, les deux milles ans de patience de parents n'auront servi qu'à empirer les choses en ne pratiquant plus la sélection naturelle.
Personne n'est responsable de cette état de fait, ni les parents qui aiment leur enfants, ni les enfants qui bénéficient de leur patience, tout au plus il est possible d'accuser une certaine arrogance de l'espèce humaine qui cherche en permanence à se défaire de sa condition naturelle. Le résultat demeure cependant : les enfants sont hémiplégique jusqu'à l'âge d'un an, et sévrable à vingt ans. Et la situation est loin de s'améliorer puisque maintenant la grossesse relève d'une pathologie comme une autre et que la puériculture est érigée au rang de science. Alors...

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